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Acheter ou louer, faire le bon choix !

 

 

Avant d’utiliser les démonstrations compliquées, le simple bon sens permet de répondre

 

 

 

Le simple bon sens dont nous sommes tous dotés !


 

Voilà ce à quoi je vous demande de faire appel pour démarrer. Car les débats sont souvent passionnés : bulle immobilière qui va craquer ou non, argent du loyer jeté à la poubelle chaque mois, endettement sur 25 ans, plus faible pouvoir d’achat immobilier depuis 1914 pour les Français… Non franchement, il y a de quoi avoir la cervelle qui s’emballe devant un tel sujet.

Pourtant, en cette fin 2007, la question de savoir s’il faut acheter ou louer est, sur un plan financier, assez facile à résoudre. Jugez-en par vous-mêmes…

Depuis 1996, date du point bas du marché immobilier en France, les cours du prix au mètre carré ont progressé en moyenne, selon les différentes sources, d’environ 130% !
 

Depuis la même date, les cours des loyers ont grimpé de 30%.

Ce décalage de progression constitue la plus belle et la plus éclatante des réponses :


 

En valeur relative, il en coûte quatre fois moins cher de louer que d’acheter des mètres carrés par rapport à il y a dix ans !

 

En outre, oublions quelques instants notre position de Français ayant besoin de se loger dans une habitation principale et passons de l’autre côté de la barrière. Mettons-nous dans la peau des investisseurs et de ceux qui détiennent le patrimoine immobilier.

En intégrant le poids de la fiscalité, il n’a quasiment JAMAIS été aussi peu rentable que d’acheter des mètres carrés pour les louer en 2007 (hors montages Borloo, Robien et consors) ! Nous en arrivons même à la situation absurde où le placement en monétaire dynamique rapporte plus d’argent que les revenus fonciers de location, en particulier pour les contribuables soumis à l’ISF.

Alors, s’il est aussi défavorable que ça de proposer à la location un bien immobilier en tant qu’investisseur, il est clairement évident, par effet de ricochet, qu’un Français qui a besoin de se loger a un intérêt massif à louer plutôt qu’acheter… à condition de respecter certains critères !
 

 

Attention, rien n’est en effet linéaire ni manichéen

Ce débat - acheter ou louer - ne peut s’envisager sous le seul angle financier. Les aspects psychologiques et les enjeux de la vie personnelle sont fondamentaux, car, vous allez le voir, quand on creuse cette grande question présente sur toutes les lèvres, en fonction de chaque situation, on obtient des résultats diamétralement opposés !
 

Comme quoi le simple bon sens ne suffit pas toujours. Je dois confesser que je suis tombé de surprises en surprises au moment de la préparation de ce livre. La plupart des journalistes se contentent de balayer, dans leurs articles, quelques éléments de réponse jettés à la va-vite sur ce sujet. Aucun ne prend vraiment le temps de calculer précisément ce qu’il en est. Grossièrement résumé selon eux, il faut acheter … hum hum !

Quand on approfondit la question, de nombreuses idées reçues, infondées, tombent. L’air du temps à l’achat de sa résidence principale n’est finalement pas si respirable que celui dont la presse veut bien se faire l’écho… (Comme chacun le sait d’ailleurs, l’air du temps est plutôt pollué depuis quelques années déjà !).

Peut-être que je suis le seul être humain sur terre à avoir de ces idées idiotes reposant sur du vent et totalement fausses (du moins, à en avoir EU dans le domaine de l’immobilier…), mais peut-être aussi que, finalement, je ne suis pas tout seul ! Peut-être que vous aussi, des trucs qui vous paraissaient évident ne feront pas le poids face à la modélisation financière… En tous les cas, si on observe les comportements de masse des français, on sait, mécaniquement, qu’un gros pourcentage d’entre eux est dans l’erreur !

Mon frère Erwan, dont la question grattait aussi pas mal les neurones, a réalisé, sous Excel, une simulation en intégrant tous les paramètres des acheteurs et des loueurs. Les réponses que nous allons vous apporter ne sont donc pas de l’ordre de la spéculation et du feeling ambiant, mais bien purement statistiques. Elles établissent définitivement ce qu’il faut faire et ne pas faire, en fonction de votre scénario personnel.

La finance a ce côté pratique de ne pas être subjective. Les résultats sont binaires : ça gagne ou ça perd. C’est, ou ce n’est pas efficace ! Pas de zones grises. Le ratio risque / rentabilité ne laisse souvent place à aucune hésitation. Bref, il est possible de poser un diagnostic sans appel, à froid, indiscutable !

Prendre à la légère ce débat et se faire piéger dans un mauvais choix immobilier, c’est l’assurance pour vous de perdre au minimum beaucoup de temps et d’efforts, et au maximum, quelques dizaines de milliers d’euros… Autant dire que quelques heures consacrées à la réflexion sur ce choix cornélien n’est pas une pure perte de temps…

Vous pouvez aussi lire l'actualisation de ce sujet par un auteur spécialisé sur cette thématique acheter louer